Conseil
Sujet posté le 30/03/2009 à 10:03 par adminFaisant suite au débat d’orientation budgétaire qui s’était tenu lors du conseil municipal précédent, le premier élément d’importance de ce conseil était le vote sur le budget 2009. La présentation assez opaque de ce budget par le Maire-adjoint en charge des finances n’a pas permis de lever nos doutes sur ce budget : l’endettement demeure très important et les prévisions de recettes incertaines compte-tenu de la crise. De plus, la conception de ce budget semble avoir été faite en dépits du bon sens : les dépenses ont été fixées avant que la municipalité ne décide d’adapter les recettes, ce qui conduit le maire à proposer une nouvelle augmentation des impôts locaux ! Certes, après l’augmentation historique de l’an passé, l’accroissement d’un pourcent du taux telle que présenté par la municipalité semble limité, mais cela signifie en réalité plus de 10% d’augmentation sur la feuille d’impôt pour le contribuable…
Comme nous l’avions indiqué lors du conseil municipal précédent, nous avons analysé ce budget en fonction des réponses proposées vis-à-vis de la crise économique et sociale. Hélas, celles-ci sont dramatiquement insuffisantes:
- pas d’effort en faveur des PME et de l’emploi, sauf quelques mesurettes à la marge
- pas d’effort pour les plus faibles, sur les tarifs, l’aide sociale, l’aide aux personnes endettées…
- pas de diminution des dépenses alors que l’intercommunalité avec Suresnes aurait du permettre de dégager des marges d’action
- une hausse d’impôt qui se poursuit
- des cessions et acquisitions d’immeubles incohérentes (par exemple la revente d’une superbe demeure achetée un an auparavant pour en faire un musée de l’impressionnisme…)
C’est donc en conscience que nous avons voté contre ce budget qui n’est pas à la hauteur de la situation actuelle.
Autre élément sur lequel nous sommes intervenus, la poursuite de l’extension du droit de préemption urbain au profit de l’Établissement Public Foncier des Hauts-de-Seine, pour l’acquisition de propriétés cette fois-ci située à l’angle de l’avenue du Président Pompidou et de la rue de la Chapelle. Comme pour les projets d’acquisitions déjà signalés avenue Paul Doumer, nous avons tenu à rappeler notre inquiétude : non seulement ces projets d’acquisition se font sans qu’un projet urbain clair ne soit défini, mais surtout certains de ces secteurs sont déjà très denses et ne peuvent supporter de nouveaux immeubles. Cette densification rampante nous parait dangereuse : nous nous sommes abstenus sur cette délibération particulière, en demandant expressément des garanties sur les projets futurs de construction d’immeubles. De la même façon, nous avons mis en garde la municipalité contre toute velléité de profiter de sa demande de révision du Plan Local d’Urbanisme pour densifier les quartiers. Le maire nous a assuré qu’il n’en serait rien, nous jugerons aux actes.
Autre délibération, celle du changement de nom du village « Cœur de ville » qui redevient « centre-ville ». Nous avons profité de cette délibération pour demander à nouveau une estimation chiffrée du coût de la restructuration des conseils de villages et de la création de quatre nouveaux villages, estimation promise depuis un an…
Nous avons enfin tenu à demander à la municipalité, qui organise des ventes aux enchères pour ses véhicules et équipements informatiques usagés, de penser aux associations caritatives avant d’engager ces ventes, de façon à leur permettre de s’équiper gratuitement.
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